C’est quoi l’exil? Pour être plus précise, quelques jours avant de rentrer dans mon pays, je trouvais magnifique de tout revoir : le paysage, les odeurs, et surtout ma famille. Mais, quand j’y arrivais les sensations étaient franchement différentes ! Les conversations dans la rue étaient bruyantes et les sollicitions de la famille m’étouffait. Soudainement, je me suis aperçue que j’avais « changé de lunettes ». Mais je vous assure que cette sensation disparaissait une semaine après mon arrivée. Les jours d’après étaient hallucinants, car je retrouvais enfin le sentiment d’appartenance. Puis, le jour où je devrais reprendre l’avion et revenir au pays d’accueill, j’étais aussi mélancolique comme vous, car je laissais une autre vie à côté. Il est aussi dur d’accepter que mes parents vieillissent et que je ne serai toujours là pour les aider. Il est vrai que les Européens souffrent du « mal du pays ». Mes racines sont au Portugal et quand je suis de retour après les vacances, j’ai deux sensations ambivalentes, ou je me sens vide (le pays me manque), ou je me sens pleine d’énergie pour continuer ma vie Pour terminer, je suis d’accord avec l’idée que les allers-retours entre pays sont exténuants émotionnellement et physiquement à cause des « choc des deux cultures », mais en ce qui me concerne ils renforcent mes liens de famille et aussi mon identité

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